Emile Londonien
L'esprit des clubs de jazz japonais au cœur d'un BD-concert.
Jazu Kissa est une invitation au voyage, au carrefour des univers du groupe de jazz Émile Londonien et de l’auteur de bande dessinée Pierre-Henry Gomont. Le projet puise sa source dans les emblématiques Kissa japonais, ces cafés et salons d’écoute apparus dans les années 1920 où l’on venait savourer de grands vinyles américains dans un silence quasi rituel. De retour d’un voyage au Japon, carnet de croquis en main, Pierre-Henry Gomont (double lauréat du prix RTL pour Pereira Prétend et Malaterre) a souhaité partager la fragilité et les accidents de la création, ordinairement confinés à la solitude de l’atelier.
Sur scène, le processus se dévoile en direct sous les yeux du public. À travers des dessins projetés à l’instant, l’illustrateur donne vie à des ruelles sombres éclairées au néon, des intérieurs feutrés et des volutes de fumée. En écho, le trio Émile Londonien, révélation majeure de sa génération, habituée aussi bien aux scènes de jazz qu’aux clubs électro, engage un dialogue musical tour à tour méditatif et incandéscent. Ensemble, musiciens et dessinateur repoussent les frontières de leurs médiums dans un élan d’improvisation totale, célébrant la mémoire, l’héritage et la ferveur du présent.
Jean-Michel Moog & son Bâtard
Jean-Michel Moog et son Bâtard est un duo électro live mêlant synthés et machines analogiques avec une batterie acoustique. Entre house rêveuse, drum & bass sauvage, indus crade et flamenco électrisé, leur musique explore les frontières du club et du chaos en défendant une électro libre, organique et scénique.
Né entre Nancy et Strasbourg de la rencontre entre un passionné de synthés analogiques et un batteur survolté, le duo a rapidement développé un live brut et énergique. Leur nom, clin d’œil à Jean-Michel Jarre et à la folie des machines Moog, reflète bien leur esprit : entre hommage au passé et irrévérence assumée. Le groupe s’impose sur scène avec un son saturé, organique et imprévisible, entièrement joué en direct. Avec ce duo, on retrouve l’énergie brute des clubs électroniques et la sueur des concerts rock, tout en gardant la liberté de la scène improvisée. Les morceaux alternent textures futuristes, rythmes frénétiques et moments de transe analogique.